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Une semaine avec un assistant spécialisé de violon
Cécile Guillier, musicienne-enseignante
J'enseigne le violon au CRD du Puy-en-Velay depuis environ cinq ans, à temps complet, et je joue régulièrement, comme la grande majorité de mes collègues, dans des ensembles et pour des programmes divers. J'en profite pour préciser que même si le fait d'avoir une activité de musicien n'est pas exigé par ma fonction actuelle, c'était un critère fondamental lors du concours CNFPT ou lors de mon entretien d'embauche. Cependant la plus grande partie de mon temps de travail est constituée par les vingt heures de cours hebdomadaires, et la préparation qu'elles nécessitent.
Je me suis particulièrement intéressée à la manière dont je pouvais améliorer les programmes que je donnais aux élèves. J'utilise une partie de mes vacances à préparer le déroulement de l'année ou des périodes à venir, ce qui me permet de ne pas avoir trop de travail de préparation les soirs de semaine.
La semaine que je raconte ici est l'une de celles du mois de Mars et était, il faut l'avouer, particulièrement remplie. Cela arrive assez fréquemment. J'espère que la lecture ne vous paraîtra pas trop fastidieuse. Je connais des enseignants qui en font nettement plus (notamment qui « jouent » plus), d'autres qui font cours en pilote automatique... Je ne tiens pas à souligner la quantité de travail, mais plutôt la diversité du travail que je suis amenée à fournir. Cela va de la composition musicale, au travail d'interprète classique, au bricolage de plusieurs instruments, à la réflexion pédagogique, à l'éducation musicale, à la formation d'un probable futur professionnel, à la formation de probables nombreux amateurs.

Lundi :

De 9h à 12h : Réunion à Villeurbanne de l'association artefact, qui tente de faire évoluer le projet de réforme de l'enseignement supérieur artistique. Je m'y rend du Puy bien que cela m'oblige à partir la veille et à dormir à Lyon. Nous travaillons à la réponse que nous allons faire au ministre (sa réponse à notre lettre ouverte a mis plus de 4 mois à arriver), à rendre le site plus attractif, à travailler ensemble les différents textes que nous allons mettre en ligne...

Le soir, après être revenue au Puy-en-Velay, et avoir gardé ma fille la fin d'après-midi, je rattrape (de 20h à 21h), à sa demande, les cours d'un élève qui n'a pas pu venir deux fois de suite (un adulte, maître de conférence à l'université), et qui doit jouer un mouvement de concerto de Mozart pour un concert le 9 Avril.
J'apprends juste après qu'aucun des deux pianistes accompagnateur ne sera finalement disponible pour ce concert. Je serai donc obligée de travailler pour accompagner les élèves les 1er mouvements de 3 concertos de Mozart, et le prélude et allegro de Kreisler... Heureusement, je pianote un peu.

Mardi :

Le mardi matin je garde ma fille. Je prends le temps de passer avec elle au magasin de musique du Puy, parce que la vendeuse a vendu à une élève une corde de sol de mauvaise qualité, sans emballage, et trop grande. Je l'échange contre une nouvelle, de bonne qualité mais au même prix ?! et lui suggère de s'équiper de jeux de cordes pour toutes les tailles de violon. De 14h30 à 20h : J'enchaîne les cours à l'école de musique.
Sans entrer dans les détails, je ferai travailler :
− des collégiens débutants (en cham, 11, 12 ans) par groupe de trois pendant une heure.
− Des élèves de fin de cycle I qui travaillent un morceau de forme rondo, et en composent un autre de la même forme au départ d'un thème imposé. (Nous faisons le même travail avec une forme à variation, pour que les élèves aient le choix du morceau)
− Des élèves de début de cycle 2 qui travaillent cette année sur la thématique de la lecture/écriture. Elles préparent, elles aussi, le concert du 9 avril à l'occasion duquel elles joueront trois parties du programme de l'année : une révision des mesures ternaires et binaires avec des morceaux baroques, irlandais, traditionnels albanais ; un morceau d'écriture contemporaine (de Jocelyne Dubois) ; et un chorus de jazz repiqué dont j'exige aussi qu'elles assurent l'accompagnement en pizz et doubles cordes pour imiter une guitare manouche (et donc en lisant directement la grille)
− Une élève de fin de 1er cycle qui travaille sur des notions techniques grâce à un répertoire précisément choisi : vibrato sur un mouvement lent très court, démanchés sur un trait de Mozart et un pièce de musique indienne, tenue baroque sur une pièce de Corelli, coups d'archet sur des exercices de Léopold Mozart...
− Une élève en parcours libre (qui a obtenu son fin de 2ème cycle l'an dernier) et qui prépare son bac cette année. Elle m'a demandé de l'aider à préparer son épreuve car son lycée n'assure pas l'enseignement de cette option. Nous travaillons donc sur du Mozart, du Copland, et de la chanson à texte, en faisant de l'analyse, des commentaires d'écoute, en préparant des morceaux pour l'épreuve instrumentale. − Une élève en fin de deuxième cycle avec laquelle nous travaillons un 1er mouvement de concerto de Mozart (le n°1), et à qui je tente de faire composer un passage modulant entre deux thèmes imposés, en s'inspirant de ce qu'a fait Mozart dans ce concerto.

Durant ma demi-heure de pause, j'en profite pour discuter avec la bibliothécaire d'un travail de recherche que j'ai demandé à des petits sur des musiques traditionnelles. Nous vérifions qu'elle dispose de documents, et comme il lui en manque, je propose d'en ramener de chez moi (des disques et des livres) pour que les élèves aient l'impression de trouver quelque chose eux-même (les commandes de la bibliothèque mettent plusieurs mois à arriver...)
Le soir, je fais quelques recherches sur internet au sujet du programme « d'ethnomusicologie »dont j'ai parlé ci-dessus. Je me sens à l'aise pour les musiques tziganes, le tango, le klezmer et la musique irlandaise. Mais beaucoup moins sur la musique traditionnelle chinoise (sans doute moins fixée et moins homogène), et la country.

Mercredi :

De 11h à 12h30 : ateliers d'initiation.
Pendant une heure et demi vont se succéder trois groupes de 10 jeunes enfants (environ 5 ans), inscrits en initiation. Ils n'ont pas encore choisi d'instrument et cet atelier doit leurs permettre de découvrir la famille des cordes frottées. Je leur mets donc dans les mains 4 violons, 3 altos, 2 violoncelles et 2 contrebasses (j'effectue une rotation toutes les semaines pour que tous puissent essayer l'ensemble des instruments), et nous faisons des activités rythmiques et mélodiques, nous montons de petits morceaux en cordes à vide, apprenons à lire des tablatures. Cette activité est à la fois très intéressante, et épuisante car à cet âge certains enfants sont hyperactifs, ce que je ne sais pas bien gérer en groupe. Des parents viennent me voir à la fin du cours car ils aimeraient bien voir leur enfant jouer d'un instrument. Je propose d'organiser plutôt une petite représentation lors du dernier cours.
De 12h30 à 13h : je range les 10 instruments et je les remonte dans leur local de rangement.
Une semaine sur deux, de 14h à 15h30 j'enseigne dans une classe expérimentale : les professeurs d'instruments y préparent des séances qui combinent le travail de l'instrument et la formation musicale. Comme cette semaine-ci je n'y suis pas, j'en profite pour travailler mon violon mais aussi de l'alto : dans quelques jours, j'ai la première répétition du requiem de Fauré, et je dois assurer la partie d'alto sauf pour une pièce pour laquelle je suis chargée du solo de violon (c'est une version pour orchestre de chambre avec 4 altos, 2 violoncelles, un orgue, un cor, une harpe). Je met mes doigtés sur le solo de violon, et je m'entraîne à enchaîner un morceau à l'alto, et l'autre au violon pour trouver rapidement la justesse.

De 15h30 à 20h45, j'assure mes cours.
En plus des programme cités pour le mardi, je croise :
− trois petits en 3ème année qui travaillent chacun sur une petite pièce traditionnelle (l'un de la country, l'autre du tango, la dernière du tzigane). Je leur ai demandé une petite recherche ethnomusicologique : retrouver où celui qui les a copié a bien pu entendre ces musiques, par qui elles étaient jouées, par quels instruments... C'est à ce sujet que j'étais allée voir la bibliothécaire.
− Un groupe de trois adultes en 2ème année qui ont - d'heure de cours en commun (pour faire des trios), suivie d'1/2h de cours individuel (rotation toutes les trois semaines) Les adultes débutants étant souvent très anxieux, ce dispositif leurs permet d'avoir plaisir à venir en cours. Comme exceptionnellement je dispose d'un alto, j'en profite pour leur faire la partie de violoncelle (qui sonne mieux à l'alto qu'au violon car il n'y a pas besoin de transposer)
− D'autres élèves qui travaillent sur un programme spécifique.
Le soir, je prends pas mal de temps à réaliser des dessins de mammouth pour le lendemain. Il s'agit de transcrire une histoire que nous allons raconter à l'instrument. (ça ne fait quand même pas partie de mes activités les plus courantes !).

Jeudi :

De 9h30 à 12h : Rencontre des orchestres à l'école « cordes »... C'est un projet démarré cette année par le nouveau directeur. En effet, l'école de musique est financée par la communauté d'agglomération. Mais certaines communes lointaines (ici environ 15 km) ne peuvent pas bénéficier des services de l'école de musique alors qu'elles participent à son financement. Pour pouvoir toucher ces populations, le directeur a décidé de créer des orchestres à l'école sur trois communes, travaillant à un projet commun : un spectacle de fin d'année dont la thématique cette année est la préhistoire. Certains orchestres à l'école mobilisent 4 profs d'instruments et un intervenante en milieu scolaire pour une seule classe. Mais ici, nous sommes deux profs par école et chaque binôme a sous sa responsabilité 18 enfants environ, et autant d'instruments. C'est un travail vraiment différent qui exige pas mal de préparation : les enfants ne touchent à l'instrument qu'une heure par semaine, en notre présence. L'enseignement doit donc être particulièrement « efficace » si l'on veut pouvoir produire quelque chose d'audible en fin d'année. Ce jeudi précisément, nous participons à la deuxième rencontre inter-écoles. Chaque école présente son travail aux autres. Pour nous, cela s'est très bien passé : les enfants étaient concentrés, responsables. Quatre de mes violonistes assurent un bourdon sur lequel j'improvise. Ensuite nous racontons avec les instruments une histoire de mammouth (dont la traduction pour le public est faite grâce à mes dessins, dont j'aurais préféré confier la réalisation aux enfants mais il était trop tard). Enfin nous jouons à deux voix une petite chanson (les 4 élèves les plus avancés font un contrechant avec les doigts, les 4 autres la basse en cordes à vide, et la flûte à bec font la mélodie).
De 14h à 16h45 : Ma fille étant chez sa nourrice, j'en profite pour aller préparer mes cours à l'école : je travaille les parties de piano des concerto de Mozart. Je repique un troisième chorus pour l'élève de 2ème cycle qui viendra un peu plus tard. Je recopie pas mal de partitions sur finale car comme je construis moi-même la progression de mes programmes, je fais rarement acheter de méthode aux élèves (sauf pour les pièces contemporaines par soucis de respecter les droits d'auteurs)
De 16h45 à 20h, j'assure mes cours. Je retrouve :
− Un retraité qui n'a la sensation de progresser que si nous suivons pas à pas une méthode (ça m'arrive quand même...)
− Une élève en 2ème cycle, avec laquelle nous faisons du jazz. − Une absente. (Cela me laisse un peu de temps pour me chauffer sur des mouvements de suite de Bach que travaille mon dernier élève de la journée).
− Deux débutantes qui travaillent sur une méthode imposée cette année par la direction : une méthode américaine avec un CD. Je suis mitigée sur la méthode mais les deux petites avancent très bien.
− Un élève en 3ème cycle a qui j'ai demandé de noter et de travailler deux interprétations différentes de Bach (partita en Ré m : sarabande et gigue). Je lui ai prêté une version par Hélène Schmitt, et une autre plus ancienne de Gérard Poulet. Mon but est qu'il aiguise son oreille pour noter les nuances de choix d'interprétation, puis qu'il adapte sa technique (places d'archet, doigtés) pour imiter les deux versions. Finalement, la sarabande étant difficile, nous ne faisons ce travail plus poussé que sur la gigue.

Vendredi :

L'après-midi (ma fille est en nourrice à partir de 13 h), je travaille mon violon à l'école de musique (toujours Fauré) mais aussi des pièces pour une répétition dimanche sur un autre programme dont je parlerai plus loin.
De 16h à 20h30 j'assure mes cours et je retrouve :
− Mon adulte du début de la semaine sur son concerto de Mozart (le 3ème)
− Une autre élève de fin de 2ème cycle toujours sur un concerto de Mozart (le 2ème)
− Un groupe d'élève en 2ème cycle avec lequel nous faisons de la technique collective : nous avons décidé avec mon collègue (l'autre professeur de violon) de ne donner aux élèves de 2ème cycle que 30mn de cours individuel hebdomadaire, et de garder les minutes restantes pour organiser des cours de technique collective avec les mêmes élèves. Ils travaillent des études que je m'amuse à harmoniser au piano ou au violon, et ils s'investissent beaucoup plus qu'avant dans ce travail.
− Deux élèves en 2ème année sur le travail d'ethnomusicologue (l'une fait de la musique klezmer, l'autre de la musique chinoise).
− Deux adultes en fin de cycle I qui travaillent le même programme technique que la petite du mardi : démanchés, vibrato, tenue...
Pendant ma demi-heure de pause, j'en profite pour discuter avec mes collègues et prendre un thé. L'accompagnatrice piano me fait le rapport de ses répétitions avec mes élèves préparant leur examen de fin de cycle.

Samedi :

De 9h15 à 11h45 : Exceptionnellement, j'ai déplacé mes cours à l'après-midi, pour pouvoir me rendre à une répétition à Saint-Etienne (grâce à laquelle j'ai le plaisir de prendre le train au Puy à 6h05 du matin). Il s'agit de jouer le requiem de Faure, mais à l'alto, et seulement le sanctus au violon. Comme je lis correctement la clé d'ut 3 et que j'ai pu emprunter l'alto d'une collègue, je peux assurer cette répétition et les concerts (deux semaines après). La répétition bien passée, mais j'ai eu un coup de stress devant les autres musiciens (que je connais très peu) parce que le chef prend le sanctus a un tempo bien plus élevé que ce que je croyais, et que mes doigtés et le style ne sont donc plus adaptés. Il faudra que j'y retravaille. Bien passé pour le reste du programme à l'alto, je suis à peu prêt à la hauteur des autres, de « vrais altistes » eux.
Samedi après midi de 15h30 à 17h30 je rattrape les cours manqués du matin au Puy : Ce sont uniquement des élèves préparant leur fin de 1er cycle. Deux ont choisi Nice'n easy de Brian Bonsor (du jazz écrit), deux autres un choro de Celso Machado avec une partie improvisée. Le dernier a choisi « Sérénade de chat » de Claude-Henry Joubert. En deuxième morceau, ils présentent des duos travaillés dans l'année. Dans deux semaines, ils auront en plus une pièce d'autonomie à travailler.

Dimanche :

Dimanche matin : Répétition à Saint-Etienne de 9h30 à 12h pour un spectacle prévu le 26 Juin, et dans lequel avec mes deux sœurs, nous proposons une première partie tzigane, et une deuxième plutôt cabaret-théâtre, et pour lequel il nous a fallu arranger des musiques traditionnelles, des airs d'opérettes, jouer divers instruments, écrire les textes, chanter, jouer la comédie... Nous devons rapidement nous occuper de faire les affiches car la salle est réservée. Nous décidons de savoir nos textes par cœur pour la prochaine répétition, et de faire un minutage du programme.

Pour conclure :

Ce que je viens de décrire raconte une semaine réelle, pas d'une semaine type. J'assure parfois d'autres activités, parfois plus, parfois moins. Je passe un temps important à recopier des partitions sous finale, pour avoir sous la main le matériel pédagogique dont j'ai besoin. Mais j'ai aussi : des réunions de professeurs, le remplissage des bulletins, les rencontres avec les parents, parfois même des réunion avec les élus pour leur faire comprendre les enjeux de l'école de musique et de notre travail. Je vais parfois aussi jouer à l'orchestre symphonique à Saint-Etienne... A l'heure où l'on ne parle que d'adapter les travailleurs aux évolutions des métiers, nous avons la particularité, nous profs de musique, de devoir déjà répondre à des enjeux variés, notamment en raison de la diversité des territoires sur lesquels nous exerçons. Et cette caractéristique va en s'amplifiant. Paradoxalement, la glossary termDMDTS envisage de restreindre la formation au modèle principal d'interprète classique. L'enseignement, la connaissances d'autres pratiques musicales, d'autres esthétiques n'étant envisagées que comme des options. Comme si on n'envisageait plus que de former des enseignants adaptés aux quelques boîtes à prépa des CNSM, parfois très conservatrices artistiquement, et qui détournent souvent leurs budgets alloués à des missions locales pour développer leur vitrine (les grands élèves). Je termine en citant Michel Rotterdam (chargé de mission, direction de la culture, région rhône-alpes) qui s'est exprimé lors d'un colloque, au sujet de la pluriactivité des professionnels de la musique : [...] « On trouve les questions de pluriactivité au cœur de toutes les réalités professionnelles. Cela rend d'ailleurs l'exploitation de ces chiffres très compliquée, parce qu'on peut dire qu'on a tant d’intermittents, mais dans les intermittents, certains exercent des activités d'enseignement au régime général, on a tant d'enseignants au régime général, et on ne peut pas savoir s'ils sont à temps complet, à temps non complet, sur combien d'employeurs, etc. Mais les choses vont s'affiner.
Quoi qu'il en soit, cette pluriactivité semble au cœur. Alors, une fois cela dit, deux attitudes sont possibles :
- la première hypothèse consiste à dire que c'est une évolution avérée des pratiques professionnelles, et qu'il faut donc en tenir compte dans la façon de concevoir et de développer la formation, pour qu'elle permette de renforcer et de développer les compétences des acteurs qui auront à faire face à cette pluriactivité ;
- la deuxième hypothèse est que cette pluriactivité est un signe de fragilité des métiers, qui empêche les uns et les autres d'exercer leur métier dans un domaine d'excellence, et il faut donc plutôt créer les conditions pour en finir avec cette pluriactivité, pour renforcer les pôles d'excellence, en définissant mieux et consolidant mieux les emplois, secteur par secteur.
Il s'agit d'un débat qui, me semble-t-il, peut faire l'objet de discussions larges associant tous les différents partenaires. »

Je crois que c'est en effet un débat qui devrait faire l'objet de discussions larges associant tous les différents partenaires.
Cécile Guillier,
Musicienne-enseignante