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Nos échanges épistolaires avec le Ministère de la Culture!
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Au point de départ...
Le Ministère de la Culture semble avoir décidé une réforme de l’enseignement supérieur artistique (cf DMDTS document de travail sept 09) basée sur une architecture institutionnelle rigide, sans que les contenus des études aient pu être élaborés et réfléchis au départ d’une évaluation de ce qui a été pensé, expérimenté tant dans le domaine de l’évolution des pratiques que des actions de médiation culturelle dans ces domaines depuis 30 ans, et sans avoir procédé à la consultation des professionnels, de l’enseignement artistique notamment, du public impliqué et des divers partenaires.
Cette architecture implique, comme dans la réforme des universités, la disparition des centres de formations à l’enseignement artistique, sans qu’il y ait de contrepartie possible comme l’autonomie des établissements ou la création d’un mastère dédié à ces questions. Pourtant, l’enseignement représente aujourd’hui le premier bassin d’emploi des musiciens. La tendance générale des pratiques musicales montre qu’il est absolument nécessaire aujourd’hui d’inscrire les logiques de médiations dans l’acte artistique lui-même. C’est cet élément essentiel qui n’est pas non plus pris en compte dans la réforme. Le montage institutionnel envisagé implique une priorité absolue de la formation d’artistes interprètes, tournée exclusivement vers la musique patrimoniale, sans prendre en compte l’importance dans les pratiques artistiques d’aujourd’hui de la grande diversité d’approches créatives dans les manières de produire créer, diffuser, penser la musique d’aujourd’hui (aussi bien la musique contemporaine, les musiques actuelles amplifiées, le jazz, les musiques traditionnelles). Tout cela dans une parfaite ignorance des influences croisées qui sont maintenant souvent le propre des musiciens, démarche née pour la plupart d’entre eux du fait de leur mitoyenneté avec les demandes très diverses engendrées par la pluralité culturelle de notre société. La structuration strictement modulaire retenue rendra très difficile, sans doute impossible, toute initiative transdisciplinaire. Les signataires de la lettre ouverte demandent un moratoire d’urgence sur ce projet de réforme, une évaluation sérieuse, d’une part des actions menées depuis trente ans, d’autre part des établissements existants, dont les Cefedem, ainsi que le développement rapide de recherches sur ces thèmes, et enfin la tenue d’Assises publiques nationales pour définir le futur des métiers artistiques et les contours d’un enseignement supérieur spécifique aux pratiques artistiques. Depuis la lettre ouverte...
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